CONSULADO DE LA REPUBLICA DE MADAGASCAR

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BIBLIOGRAPHIE / ÉVÈNEMENTS

Nous exposons ici une sélection de quelques Artistes - créateurs  malagasy , des personnalités qui nous montrent dans leurs oeuvres la magie et l'essence de la Culture Malagasy.
À travers leurs représentations, nous aurons une idée des modes de vie, coutumes et traditions, puisque ses créations sont des images de l'appartenance à cette culture.
AGENDA CULTUREL
http://www.wanadoo.mg/culture.php?sectionId=164

PROGRAMMATION ET CONCERTS DE LA SEMAINE
http://www.lexpressmada.com/display.php?p=display&id=16336

BIBLIOGRAFÍA
Musique 
Artisanat
 
Cinéma
Le cinéma malagasy débute dès la fin de la première guerre mondiale.
Il se  totalise, depuis ses débuts en 1937, jusqu'à aujourd'hui, environ deux cents films de fiction.Le cinéma malgache est né des documentaires.
Le plus ancien, « la mort de Rasalama »réalisé en 1947.
Quelques Titres: 
 « L’Accident » de Benoit Ramampy - 1972- Prix du Festival Panafricain de Cinéma de Ouagadougou
« Very Remby » ( Le Retour)» de Solo Ignace Randrasana -1973- Primé au  Festival de Cinéma Africain de Dinar.
« Dahalo, Dahalo » (voleur de zébu) de Ramampy Benoît - 1984
« Tabataba » de Raymond Rajaonarivelo - 1988 - sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes
« Adim-Piainana » Rakotonanahary François - 1996 
" Mahaleo" - Raymond Rajaonarivelo - 2005 - Festival International du Film Insulaire de l'île de Groix
 
Livres

Jeux Traditionnels
 
FANORONA Jeu national
Pour le plateau de jeu, il suffit de tracer quelques traits à l’aide d’un bout de charbon sur une surface plane ou à l’aide d’un stylo sur un carton. Pour les 44 pions, des pierres ou des coquillages font l’affaire. En France, des éditeurs ont sorti ce jeu avec des matières plus sophistiquées, mais c'est beaucoup plus amusant de jouer de façon «nature» !
 
Le «fanorona» a pour but de capturer tous les pions de l'adversaire. Cette capture peut se faire par approche, c’est-à-dire, déplacer un pion vers un ou plusieurs pions adverses alignés dont on s’empare ; ou par éloignement : un joueur éloigne l’un de ses pions d'un ou de plusieurs pions adverses alignés dont il s’accapare. Une pièce peut être déplacée dans n'importe quelle direction, d'une intersection à une autre, pourvu que le point d'arrivée soit vide. Un tirage au sort détermine celui qui commence la partie.
 
On raconte qu'en 1895, lorsque les Français envahirent Antananarivo, la reine Ranavalona III, accordant plus de confiance à ce jeu qu'au chef de son armée, décida qu'une partie de «fanorona» déterminerait sa stratégie militaire. Malheureusement, Madagascar tomba aux mains des Français et la monarchie fut abolie.
 
 
SAVIKA Vecteur de solidarité
Tauromachie typiquement malgache. Voilà ce qu’est le «savika». Le torero doit tenir le plus longtemps possible sur l’animal en furie, accroché à son cou ou à sa bosse. Les risques ? Etre encorné ou piétiné ! Mais les blessures ou les cicatrices aux bras, à la cuisse ou au crâne sont exhibées fièrement.
 
Le «savika» renforce les liens entre les villageois. Il contribue au maintien des identités collectives. Au moment d’un affrontement, un torero représente un village entier. Femmes, enfants, vieillards se déplacent pour le soutenir. Le lien social se tisse. D’ailleurs, les Malgaches ont toujours été solidaires qu’il s’agisse d’un deuil, de la construction d’un tombeau ou des activités des champs. C’est ce respect mutuel entre les habitants que véhicule le «savika».
 
Ce combat traditionnel s’accompagne d’un long rituel ordonné par l’ «ombiasy» (guérisseur malgache) : choix de la nourriture, gestes à éviter... Il décide aussi, en fonction de l’astrologie, du jour idéal pour le déroulement de la lutte et dicte les règles pour qu’aucun incident n’arrive. L’ «ombiasy» est capable de soigner les blessures du lutteur avec la seule imposition de ses mains.
 
 VALIHA Symbole de l’âme
Le «valiha», d’origine asiatique, a toujours été l’instrument de musique qui symbolise l’âme malgache. Son nom vient du mot «vadya» qui signifie instrument de musique sacré. Comptant de nombreux adeptes à Madagascar, il se joue à l’occasion d’une exhumation, des fêtes religieuses ou cultuelles, en concert… C’est un instrument rituel et de divertissement.
 
Les artisans-fabricants de «valiha» donnent chacun un nom à leur instrument selon la forme qu'ils lui ont donnée. Par exemple, le «valiha» en forme de valise est appelé «valiha vata» ; celui en forme de pirogue, «valiha lakana». Parfois, la section du bambou est agrandie pour avoir un «valiha» géant.
 
À l'époque royale, le «valiha» était exclusivement voué à l'usage des nobles. Mais cela n'a pas empêché les esclaves d'épanouir leur talent. Par crainte d'être punis, ils faisaient toujours semblant de ne pas savoir en jouer alors que parfois, leur compétence était supérieure.
 
 MORAINGY Moyen de séduction
Le «moraingy» est un combat traditionnel malgache rappelant la boxe ou le judo. Il se pratique essentiellement dans les villages côtiers, lors des jours de marchés de zébus, des kermesses ou des mariages. C’est l’occasion pour un jeune homme de se faire remarquer et de mettre en avant sa virilité qui correspondrait à la capacité de fonder un foyer. Ainsi, il peut séduire une jeune fille ou convaincre un futur beau-père.
 
Il faut toucher en premier son adversaire pour montrer qu'on est le plus fort. Grand écart, réception sur les mains, élancement des jambes sont de mise, au grand enchantement de la gent féminine qui vient spécialement pour apprécier et lorgner le futur élu de son cœur.
 
Seuls les coups de poing sur la partie supérieure du bas ventre sont permis. Il est interdit de casser le bras de l’adversaire et de l’attaquer lorsqu’il est au sol. Les coups et la sortie du tapis comptent pour points. Cependant, le K.O vaut la disqualification.
 
Rappelons que la mise en place de la fédération et des ligues de «moraingy» a été amorcée cette année.
 
 
KATRO Place à la réflexion
Le jeu se présente par rangées de 12 ou 8 ou 6 trous sur un plateau. Chaque trou est doté de deux pions. Si il y a deux joueurs, chacun les place sur deux rangées allant dans le sens de la longueur du plateau. Si il y a deux joueurs supplémentaires, ils les placent sur deux rangées dans le sens de la largeur du plateau.
 
Tout comme le «fanorona», le but est de s’emparer de tous les pions de l'adversaire. Pour cela, à tour de rôle, chaque joueur déplace deux de ses pions dans ses propres cases et s’accapare des pions adversaires se trouvant en face du trou où il termine son partage. Celui qui commence la partie choisit le trou et le sens qu'il veut.
 
Au départ, le «katro» était le jeu traditionnel des femmes malgaches. Actuellement, tout le monde peut s’y mettre. A vous de jouer !